I wish, nos voeux secrets

Publié le par jujulcactus

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 Dire que j'attendais le film avec impatience est peu, depuis qu'il a commis le plus beau des chefs d’œuvre avec son déchirant « Nobody Knows » Kore-Eda Hirokazu a une grande place dans mon cœur cinématographique. Après le délicat « Still walking » et le poétique « Air doll », il revient à hauteur d'enfants pour parler de la famille. Il conte l'histoire de deux frères d'à peine dix ans séparés par le divorce de leurs parents, l'un vivant dans le Nord du Japon avec son père et l'autre dans le Sud avec sa mère, ils vont tenter de se retrouver à l'occasion du croisement du nouveau Shinkansen pour un miracle : ressouder la famille à jamais. Débarrassé du lourd enjeu dramatique de son prédécesseur auquel il ne manque pas de faire un clin d’œil, le réalisateur livre avec « I wish, nos vœux secrets » un dérivé joyeux et gorgé d'espoir. Dans leur quête filmée comme un road movie, bercé par des musiques pop-country, nos deux héros s'accompagnent de leurs bandes d'amis, des gamins hauts comme trois ou quatre pommes qui vont se mettre sur la pointe des pieds pour voir plus loin, l'avenir, et se découvrir. Comme souvent Hirokazu construit son film autour du quotidien, il laisse les enfants faire le film, les débarrassant encore une fois du monde adulte, et les regarde alors avec une tendresse sans pareil. Les deux frères à l'écran, aussi frères dans la vie (Maeda), absolument formidables au passage, sont à l'image du film : d'une grande sagesse (Koichi) et d'un enthousiasme débordant (Ryunosuke). La mise en scène est d'une beauté confondante, à la fois rigoureuse et lumineuse, elle sert un récit qui a su garder toute son innocence. C'est parfois drôle, souvent intelligent et toujours imbibé d'une très jolie émotion, qui touche en plein cœur sans avoir recourt au moindre artifice: de la grâce à l'état pur. Ancré dans un réel qu'il magnifie par l'optimisme de ses jeunes personnages, le film est un récit d'aventure magique, qui repousse toutes les limites même celle entre le spectateur et l'écran... Je suis encore persuadé d'avoir connu ces gamins durant deux heures et d'avoir partagé avec eux un petit bout de vie ; ils me manquent déjà. Sans conteste un des plus beaux films qu'il existe, une merveille de tendresse ; une merveille tout court.

 

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bobmorane75 23/04/2012 09:52

Ta critique est aussi belle que e film. J'ai été vraiment touché aussi, même si j'ai un petit faible pour Nobody know que je viens de voir cette semaine.

ffred 22/04/2012 21:33

Je suis le seul à m'être ennuyé ???

Chris 19/04/2012 21:56

Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, Oh oui, ... je ne suis donc pas le seul à avoir été
bouleversé par ce film.

jujulcactus 20/04/2012 09:39



Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, Oh non, ....Tu n'es pas le seul !!



Wilyrah 18/04/2012 20:34

Je voulais voir celui-là et je regrettais de ne pas avoir vu Nobody Knows. Il va falloir trouver un cinoche qui le passe !

jujulcactus 20/04/2012 09:38



Je ne sais pas si tu seras sensible à son cinéma, mais franchement moi je ne peux que te le conseiller, les deux fois j'ai été touché en plein coeur :)



Thomas 17/04/2012 21:07

Héhé, je l'ai vu hier soir dans un des rares cinéma parisien à le passer (merci mk2). Très beau film. On retrouve très bien la vision des enfants sur "le monde" comme dans Nobody Knows. Japon des
anciens face au Japon de demain... Content de revoir un beau film japonais avec une musique country inattendue mais tellement appropriée. Les deux frères sont extras. Je suis d'accord avec toi sur
l'ensemble de ta critique même si mon enthousiasme et mon ressenti final ne sont pas aussi forts.

jujulcactus 20/04/2012 09:36



Hey ! :)


C'est clair que mon enthousiasme est grand, j'ai été touché du début à la fin (magnifique au passage, si simple et pourtant si complexe), j'arrive pas trop à expliquer comment ce réalisateur
arrive à me boulverser à ce point alors que d'autres tentent 1000 et un effets pour finalement me laisser indifférent... J'ai presque envie de le revoir, et tu sais que c'est pas mon genre, mais
ces petits bonhommes me manquent vraiment, cette tendresse aussi ... Bref oui je suis sûrement plus enthousiaste que toi vis à vis du film, car je l'ai rarement été autant :)