Samedi 12 mai 2012
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20:46
* En pause *
Voilà, si l'activité du blog était déjà assez limitée depuis quelques semaines,
elle va s'arrêter complètement jusqu'à la fin du
mois.
Donc pas d'inquiètudes, je reviendrai juste après pour poster de
nouvelles critiques,
après les belles découvertes qu'ont été Tyrannosaur ou Saya Zamurai.
Juste le temps pour moi de me concentrer uniquement sur mon concours.
- Ce qui ne m'empêchera pas de passer sur vos blogs ! :)
Par jujulcactus
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Samedi 12 mai 2012
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20:36
Le troisième film de Hitoshi Matsumoto, le premier seulement à atteindre les salles françaises, est le film le moins déjanté de l'auteur... C'est
dire... Puisque « Saya Zamurai » s'appuie pourtant sur un scénario de départ bien farfelu, puisqu'il conte le défi cruel qui se pose à Kanjuro Nomi, ancien samouraï rejeté qui erre
lamentablement aux côtés de sa petite fille, à savoir un délais de trente jours pour faire rire un jeune prince au visage des plus figés. L'homme va donc chaque jour entrer dans l'enceinte du
château pour proposer son nouveau tour, s'il échoue il sera condamné à mort... Une farce en apparence répétitive, où l'on va assister un à un aux spectacles proposés, mais Matsumoto construit son
scénario d'une manière remarquable, arrivant à nous surprendre à plus d'une reprise. Derrière toute tentative comique, se cache un fond triste, blasé comme ce personnage qui ne redoute même plus
l'humiliation. A chaque numéro, le réalisateur nous laisse le choix entre le rire et les larmes, de voir cet homme faire une danse du ventre, ou jouer de la flûte avec le nez sous les yeux de sa
fille. Un regard qu'on sent également touché, devant un père impuissant qui se débat et perd sa dignité, elle devient peu à peu admirative. Mais alors qu'on ne s'y attend pas vraiment surgit une
émotion étonnante et authentique qui ne va cesser de nous envahir jusqu'à un épilogue en chanson d'une beauté sidérante. La prestation des deux acteurs principaux est phénoménale et le film a une
réelle personnalité, un burlesque dramatique, un univers fantaisiste. Malgré une introduction qui laissait présager du pire, et la présence inutile de trois personnages-intrus tout droit sortis
d'un manga, le film nous embarque avec son personnage complexe de clown triste et la sensibilité d'une jeune fille, adulte avant l'âge. On oublie vite tous les défauts d'un film audacieux
et qui touche en plein coeur. « Saya Zamuraï » est une petite pépite de poésie et d'émotion à découvrir, une fable sur l'honneur et la dignité d'une grande intelligence.
Par jujulcactus
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Jeudi 12 avril 2012
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15:40
Dire que j'attendais le film avec impatience est peu, depuis qu'il a commis le plus beau des chefs d’œuvre avec son déchirant « Nobody Knows »
Kore-Eda Hirokazu a une grande place dans mon cœur cinématographique. Après le délicat « Still walking » et le poétique « Air doll », il revient à hauteur d'enfants pour
parler de la famille. Il conte l'histoire de deux frères d'à peine dix ans séparés par le divorce de leurs parents, l'un vivant dans le Nord du Japon avec son père et l'autre dans le Sud avec sa
mère, ils vont tenter de se retrouver à l'occasion du croisement du nouveau Shinkansen pour un miracle : ressouder la famille à jamais. Débarrassé du lourd enjeu dramatique de son prédécesseur
auquel il ne manque pas de faire un clin d’œil, le réalisateur livre avec « I wish, nos vœux secrets » un dérivé joyeux et gorgé d'espoir. Dans leur quête filmée comme un road
movie, bercé par des musiques pop-country, nos deux héros s'accompagnent de leurs bandes d'amis, des gamins hauts comme trois ou quatre pommes qui vont se mettre sur la pointe des pieds pour
voir plus loin, l'avenir, et se découvrir. Comme souvent Hirokazu construit son film autour du quotidien, il laisse les enfants faire le film, les débarrassant encore une fois du monde
adulte, et les regarde alors avec une tendresse sans pareil. Les deux frères à l'écran, aussi frères dans la vie (Maeda), absolument formidables au passage, sont à l'image du film : d'une
grande sagesse (Koichi) et d'un enthousiasme débordant (Ryunosuke). La mise en scène est d'une beauté confondante, à la fois rigoureuse et lumineuse, elle sert un récit qui a su garder
toute son innocence. C'est parfois drôle, souvent intelligent et toujours imbibé d'une très jolie émotion, qui touche en plein cœur sans avoir recourt au moindre artifice: de la grâce à
l'état pur. Ancré dans un réel qu'il magnifie par l'optimisme de ses jeunes personnages, le film est un récit d'aventure magique, qui repousse toutes les limites même celle entre le spectateur et
l'écran... Je suis encore persuadé d'avoir connu ces gamins durant deux heures et d'avoir partagé avec eux un petit bout de vie ; ils me manquent déjà. Sans conteste un des plus
beaux films qu'il existe, une merveille de tendresse ; une merveille tout court.
Par jujulcactus
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Mercredi 11 avril 2012
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10:34
« Le skylab » n'est sorti que l'année dernière, mais voilà que déjà déboule sur les écrans le nouveau film de la plus américaine des françaises :
Julie Delpy. Suite dans l'idée et le format de « 2 days in Paris », les personnages sont les mêmes ou presque puisque le personnage de Marion, incarné par Julie Delpy, s'est séparé du
très bon Adam Goldberg pour se jeter dans les bras de Chris Rock. Autre absence majeure et de circonstance, la maman de Julie Delpy (qui incarnait aussi sa mère dans le premier film) décédée en
2009, à qui le film semble parfois dédié quand il ouvre ses petites ailes de poésie. Pour autant la réalisatrice-actrice-scénariste-compositrice s'y repose peu, et veut clairement un film
distrayant, drôle comme un exutoire. Pour ce faire, elle grossit un peu plus le trait de chacun de ses personnages et les confronte sans cesse, c'est peut être assez caricatural, hystérique même,
mais elle arrive comme toujours à imposer de sa patte une tendresse unique à chaque personnage. Si la thématique du choc culturel traverse tout le film, elle arrive (peut être moins que
d'habitude) à brasser pas mal de sujets aux travers de discussions, souvent houleuses. Comme cet américain semblant désemparé, le spectateur (re)fait la connaissance d'une famille déjantée,
libérée, et s'il est un cran en dessous du premier opus, qu'il n'a pas la richesse scénaristique de « La comtesse », il n'en reste pas moins un divertissement drôle et
attachant, qui comme d'habitude avec elle bouillonne de vie.
Par jujulcactus
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Vendredi 9 mars 2012
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21:20
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Première participation au festival
10 films en compétition
Voici mon verdict:
Classement des films :
1- Martha Marcy May Marlene
2- La taupe
3- The descendants
4- Take Shelter
5- Detachment
6- Les infidèles
7- Café de flore
8- La colline aux coquelicots
9- Louise Wimmer
10- La désintégration
Prix spécial: Bullhead
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Meilleurs acteurs:
* Gary Oldman
* George Clooney
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Meilleures actrices:
* Elizabeth Olsen
* Jessica Chastain
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Meilleurs réalisateurs:
* Tomas Alfredson
* Sean Durkin
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Meilleurs scénarios:
* Take Shelter
* Martha Marcy May Marlene
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Par jujulcactus
1
Vendredi 9 mars 2012
5
09
/03
/Mars
/2012
19:39
Déjà peu attiré par le film à la base, les nombreux retours négatifs que j'ai eu ne m'ont clairement pas poussé dans la salle enthousiaste... Et pourtant on
tient là un film plus fin et complexe qu'il n'y paraît, qui a beau rouler des mécaniques comme ses personnages principaux, il constitue un hymne décalé à la fidélité jamais moralisateur, où les
hommes en prennent finalement plus dans la figure que les femmes. La principale originalité du film est d'être « un film à sketches », entendez par là un film morcelé en différents
courts métrages sur le même sujet, un film à multiple réalisateurs donc. C'est à la fois le point fort et le point faible du film, il y a comme souvent des réalisations qui écrasent un peu les
autres. Pour ma part la réunion des « infidèles anonymes » d'Alexandre Courtès est une franche réussite, une petite comédie méchamment drôle, où Sandrine Kiberlain se lâche devant un
quatuor masculin qui fait des étincelles (Manu Payet et Guillaume Canet accompagnent Lelouche et Dujardin dans l'exercice). Un moment d'autant plus drôle qu'il fait suite au court le plus
dramatique, celui d'Emmanuelle Bercot, deuxième réussite du film, qui met en image la dispute du couple Lamy/Dujardin. Parfois assez noir, parfois assez dramatique, le film rebutera ceux qui n'y
sont venus chercher qu'une grosse comédie française... Dujardin et Lelouche s'amusent clairement à changer de peau toutes les vingt minutes, et nous avec, pouvant passer du crooner irrésistible
au looser dans le joli court d'Hazanavicius. Si certains passages manquent d'intérêt (Cavayé ou Lartigau), que la fin est assez ridicule, il n'en reste pas moins que ce film inégal est
riche, plaisant et assez futé. Une petite surprise.
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Par jujulcactus
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Jeudi 8 mars 2012
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/2012
21:25
Derrière son titre à rallonge, « Extrêmement fort et incroyablement près » cache le nouveau film du réalisateur de « Billy Eliott », « The reader » et surtout
de « The hours ». Pour la première fois, Stephen Daldry se lance dans l'adaptation, celui du roman éponyme, qui conte le parcours initiatique d'un garçon de 10 ans à la recherche d'un coffre,
correspondant à la clef qu'il a trouvé dans le dressing de son père, décédé le 11 septembre... Le réalisateur signe avec cette très belle histoire un mélodrame assez singulier, aussi attachant
qu'agaçant, tout à l'image de son personnage principal Oskar (interprété par Thomas Horn), un garçon sensible mais à la maturité douteuse et irritante. Certes le garçon est un marginal, pas très
apprécié à l'école de ce que l'on en voit, il serait atteint de la maladie d’asperger mais quand même, son vocabulaire, son comportement (l'idée du répondeur), ses réflexions philosophiques, sa
mémoire, ses petites boîtes ou son livre magique... C'est trop, même pour un petit précoce... Alourdi par la narration du garçon, le film peine à trouver son rythme, et se perd parfois dans des
choses assez insignifiantes avec cette fâcheuse tendance à étirer les scènes inutilement, et le fait que son vieil acolyte (joué par Max Von Sydow) écrive pour s'exprimer, n'arrange absolument
rien. C'est le ventre mou d'un film qui se termine pourtant sur un joli dernier quart, bien trouvé (en même temps cela doit être dans le bouquin) et qui replace enfin le film sur les rails de son
sujet, la relation parents/enfant, assez touchante et déroutante, comme cette scène où le jeune garçon dit à sa mère qu'il aurait souhaité que ça soit elle dans la tour... Un casting correct qui
souffre de l'agacement que l'on peut ressentir vis à vis de Tom Hanks ou du jeune Thomas Horn, j'ai trouvé en revanche Sandra Bullock impeccable. Malgré un début et une fin qui arrivent à
faire naître des émotions, le film traîne trop en longueur, accumule trop de coïncidences et de bons sentiments pour réussir son pari. Attachant, il n'en reste pas moins une déception de
taille.
Par jujulcactus
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Jeudi 8 mars 2012
4
08
/03
/Mars
/2012
21:11
Estampillé « Sundance » sur son affiche (magnifique au passage), le film n'échappe pas à ce qui devient peu à peu un genre à part entière :
« le ciné indé américain »... Et je dois avouer que j'aime beaucoup ça... La chemise de bûcheron, la chanson country, une mise en scène épurée, mais ce nouvel opus sort des sentiers
battus, notamment par sa maîtrise et son sujet original. Puisqu'il conte l'histoire d'une jeune femme, fraîchement échappée d'une secte, qui va essayer de se reconstruire épaulée de sœur et de
son beau-frère. Le film n'est que va-et-viens entre ses errances présentes dans une grande maison de bord de lac et son passé assez trouble dans cette « secte ». Un assemblage
chronologique totalement maîtrisé, qui laisse entrevoir peu à peu quelques pièces du puzzle. Un scénario incroyable qui sait installer le doute, la fuite de la secte perçue à la fois
comme un espoir de retour à la vie normale et une replongée dans la perdition, un doute qui fait vibrer le film jusqu'à sa toute fin, brutale, frustrante, marquante. Révélation du
film, Elisabeth Olsen, sublime dans son tiraillement, est capable d'assombrir comme d'illuminer le film d'un simple sourire. Le troublant John Hawkes, n'est pas en reste, faisant part de son
charisme rugueux au travers d'une ballade qui nous scotche autant que l'héroïne. Malgré une thématique lourde qui autorisait la dramatisation, « Martha Marcy May Marlene » reste très
doux, très progressif et désamorce vite ses montées de paranoïa. La maîtrise est remarquable d'autant plus qu'il s'agit du premier long de Sean Durkin. Un film étonnant et prometteur qui
fait preuve d'une intelligence rare : à découvrir.
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Par jujulcactus
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